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Avec ses 6 modèles de murs végétalisés, ses 3 types de toitures vertes et son très haut niveau de performance énergétique, le plus récent pavillon horticole de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de Saint-Hyacinthe se présente comme un leader en bâtiments écoresponsables au Québec.

« L’idée, c’était de nous doter d’un bâtiment qui puisse faire la démonstration des bienfaits de l’horticulture ornementale sur l’environnement ainsi que sur la santé et le bien-être des gens », a indiqué récemment au magazine Voir Vert Claude Vallée, professeur et coordonnateur en innovation technologique en horticulture au campus de l’ITA.

C’est pourquoi le design du pavillon intègre autant de végétaux à même sa structure, notamment pour gérer les eaux pluviales, réduire les îlots de chaleur en milieu urbain, conserver le maximum de biodiversité dans le secteur et améliorer la qualité de l’air à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment.

À la fois un lieu d’enseignement et un pavillon d’accueil pour le jardin Daniel A. Séguin, cet édifice de 13 000 p2 consomme 67% moins d’énergie que s’il avait été construit selon le Code modèle national de l’énergie pour les bâtiments. Sa consommation d’eau au quotidien a également été réduite de 45% face à un immeuble standard comparable. Une économie significative de 532 896 litres d’eau annuellement.

Pour plus de détails : Le pavillon horticole écoresponsable de l’ITA

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De loin, la tour ressemble à une grosse peluche pour enfant. On a pratiquement envie de se rapprocher pour la flatter. De près par contre, c’est une toute autre histoire.

Dessiné par la firme Belatchew Arkitekter, le Strawscraper pourrait entrer en chantier sous peu à Stockholm, en Suède. Le projet consiste à bâtir une extension à une tour existante, la Söder Torn, en y ajoutant notamment une structure extérieure qui produira de l’énergie.

Composée de milliers de pailles (d’où le nom STRAWscraper), cette nouvelle enveloppe fonctionnera sous le principe de la piézoélectricité, une propriété que possèdent certains corps de se polariser électriquement sous l’action d’une contrainte mécanique. En d’autres mots, les pailles sur le bâtiment produiront de l’électricité simplement par de petits mouvements générés par les vents de la région. L’énergie produite servira à alimenter les services à l’intérieur de l’édifice.

Dépendant des résultats qu’obtiendront les architectes avec ce projet suédois, cette utilisation de la piézoélectricité pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans le domaine du bâtiment durable. Les vieilles bâtisses, tout comme les nouvelles, pourraient être plus aisément transformées en entités productrices d’énergie.

À suivre…

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Alors que Dubaï revendique depuis 2010 le plus haut gratte-ciel au monde, le Burj Khalifa, la Chine désire battre ce record sous peu avec son nouveau projet baptisé Sky City.

Cette construction pharaonique, estimée à 628M$, prendrait place dans la ville de Changsha au sud-est du pays. Haut de 838 mètres, le Sky City comptera 220 étages et pourra accueillir pas moins de 31 000 personnes ! En d’autres mots, la tour s’apparenterait à une véritable ville en soi avec un hôtel, une école pouvant accueillir 4600 enfants, un hôpital, des bureaux et divers commerces.

Le clou du spectacle: la tour serait érigée en seulement 7 mois (!) grâce à un système de modules préfabriqués. Le chantier devrait débuter le mois prochain.

À titre comparatif, le Burj Khalifa a coûté 1,5G$ (soit 3 fois plus que la facture envisagée pour le projet chinois), s’élève à une hauteur de 828 mètres et a été érigé en 5 ans.

La question qui tue maintenant: est-ce un réel besoin pour la région ou est-ce plutôt un autre power trip chinois?

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Découvrez ici le Sky City :

S’il y a bien une institution montréalaise qui contribue concrètement à l’image de marque de notre métropole, c’est définitivement le Musée des Beaux Arts de Montréal (MBAM). La qualité de ses expositions et sa popularité grandissante depuis l’arrivée de la directrice Nathalie Bondil en sont des preuves directes. Mais la recette du succès de l’établissement ne réside pas que dans son contenu: elle s’explique également par son contenant.

L’annonce de la semaine dernière concernant la création de leur cinquième pavillon démontre d’ailleurs, une fois de plus, cette véritable intention de devenir un lieu culturel iconique de notre ville. Depuis plusieurs années, le MBAM ouvre non seulement une petite fenêtre sur notre identité culturelle via ses diverses expositions, mais va encore plus loin en faisant rayonner nos architectes québécois à travers les murs même de l’institution.

Prenons simplement l’exemple du pavillon Claire et Marc Bourgie ou encore des Studios Art & Éducation Michel de la Chenelière. Ce sont certainement deux des réalisations les plus marquantes à Montréal ces dernières années. L’architecture reste après tout une forme d’art urbain qui façonne le visage de notre ville, qui nous définit en tant que collectivité. Le MBAM l’a saisi. D’autres devraient peut-être s’en inspirer.

Pourquoi? Pour notre image à l’international. Pour notre économie locale. Pour notre industrie touristique. Pour notre fierté collective. Des projets bien réfléchis, audacieux  et dotés de budgets raisonnables peuvent aisément se rentabiliser à long terme en devenant de réels moteurs économiques pour la région.

Pensez-y quelques secondes. Quel est l’un des attraits touristiques incontournables de San Francisco? Le Golden Gate. De Sydney? L’Opera House. De Barcelone? La Sagrada Família. L’architecture novatrice se transforme non seulement en fierté nationale, mais également en véritable aimant à touristes en quête de nouveautés et d’émerveillement. Considérer la créativité comme un « power trip » d’architectes en manque de reconnaissance publique, ou encore comme une vulgaire fantaisie, serait une grave erreur. Il s’agit, au contraire, d’un cadeau collectif que s’offre une société.

Mes félicitations au MBAM et au consortium Manon Asselin Architecte et Jodoin Lamarre Pratte Architectes.

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Tel que mentionné dans ma plus récente chronique du Journal Métro, privatiser un lieu de culte s’avère généralement une délicate opération pour éviter de sacrifier son rôle communautaire dans un quartier. Les groupes d’opposition peuvent se former très rapidement (et parfois avec raison) lorsqu’un promoteur suggère de convertir une église en condos, par exemple. Cette dernière deviendra alors inaccessible à l’ensemble de la collectivité, peu importe son importance historique dans l’évolution de sa ville.

Soyons néanmoins réalistes : nos gouvernements n’ont pas les ressources nécessaires, autant financières qu’humaines, pour sauvegarder l’entièreté de notre patrimoine religieux. Les églises désertées se comptent actuellement par centaines à travers la province. C’est pourquoi laisser le privé s’immiscer dans la sauvegarde de ce patrimoine sacré n’est pas nécessairement une mauvaise idée, en autant que le projet soit bien réfléchi et que l’architecte évite de charcuter maladroitement l’espace.

Un exemple inspirant est certainement celui de l’église Saint-Jude située sur la rue Saint-Denis à Montréal, juste au sud de Duluth. Le jeune architecte montréalais Tom Balaban a brillamment converti ce lieu de culte abandonné depuis plusieurs années en spa finlandais, combiné à centre d’entraînement physique. Coût total de l’opération: 6 M$, soit 2,4 M$ pour le terrain et le bâtiment, ainsi que 3,6 M$ pour le chantier.

De l’extérieur, le visage de l’église n’a pas beaucoup changé. Il s’apparente toujours à de nombreux autres lieux de culte dans la métropole. À l’intérieur, par contre, c’est une toute autre histoire : on réalise rapidement qu’on a affaire à une nouvelle signature architecturale de haut calibre.

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Teton Gravity Research, une compagnie de production vidéo spécialisée en sports extrêmes, a récemment réalisé un superbe clip de 4 minutes survolant la grande région de San Francisco.

Leur caméra plane notamment au-dessus de célèbres structures comme le Golden Gate, la prison d’Alcatraz et la Transamerica Pyramid.

Le résultat est à couper le souffle:

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À visionner également | Touriste dans sa propre ville

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Inauguré en novembre dernier, le 2602 Broadway est un projet exemplaire de logements abordables développé par un organisme sans but lucratif de Santa Monica en Californie.

Composé de 33 unités offertes significativement sous les prix du marché immobilier, ce complexe résidentiel offre beaucoup plus que de simples logis pour les familles à faible revenu du secteur. Les architectes de Daly Genik proposent avant tout un milieu de vie communautaire où les résidants ont accès à des jardins pour de l’agriculture urbaine, des modules de jeux pour enfants, un espace vert pour socialiser avec le voisinage et même des toitures vertes.

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Pour consulter le site web des architectes | www.dalygenik.com

Pour plus de détails sur le 2602 Broadway:

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L’une des plus grandes sociétés d’investissement et de gestion de biens immobiliers commerciaux en Amérique du Nord, Cadillac Fairview, prévoit investir 2 milliards de dollars au centre-ville de Montréal au cours des 15 prochaines années.

Les développeurs comptent réaménager les terrains autour du Centre Bell en y construisant des tours à bureaux et à condos, incluant la Tour des Canadiens qui deviendra la plus haute tour résidentielle sur l’île.

Pour plus de détails, voici un reportage de Radio-Canada sur le sujet:

Le visage du centre-ville de Montréal selon Cadillac Fairview 

 

L’Institut royal d’architecture du Canada (IRAC) décerne cette année le Prix du cabinet d’architectes 2013 à la firme torontoise Hariri Pontarini Architects (HPA).

Cette distinction récompense annuellement un cabinet d’architectes canadiens s’étant distingué par la qualité de ses projets, son innovation dans l’exercice de la profession, sa contribution à l’enseignement de l’architecture et sa reconnaissance publique.

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Pour consulter le site web des architectes | www.hariripontarini.com

Voici quelques images de récents projets de cette firme récipiendaire:

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Inauguré en 1862, le Het Arresthuis (La Maison du Jugement) a accueilli pendant plus d’un siècle et demi des prisonniers condamnés par les tribunaux des Pays-Bas.

En 2002, l’établissement carcéral a été cédé à des embaumeurs, pour finalement fermer officiellement ses portes à peine 5 ans plus tard.

Difficile de croire qu’aujourd’hui, des vacanciers de partout sur la planète paient des centaines de dollars pour séjourner dans cet établissement, récemment converti en hôtel de luxe par la firme Van der valk design.

Baptisés avec des noms tels que « L’avocat » ou « Le juge », 36 chambres et 7 suites ont été brillamment aménagées à l’intérieur des murs.

 Voyez le résultat:

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