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Les Émirats arabes unis ne cesseront visiblement jamais de nous surprendre sur le plan architectural. Que ce soit avec les plus hauts gratte-ciel du monde, des stations de métro sculpturales démesurées ou des centres de ski intérieurs, les richissimes investisseurs de ce « Walt Disney architectural »  semblent avoir constamment ce besoin viscéral de marquer notre imaginaire collectif. Pour le meilleur… et pour le pire.

Cette fois-ci, par contre, je dois avouer être impressionné par la firme new-yorkaise REX, qui vient tout juste de dévoiler une innovation plutôt originale dédiée à deux tours jumelles d’une entreprise médiatique du secteur: un mur de parasols rétractables.

Mesurant près de 15 mètres de diamètre, ces parasols peuvent être déployés en seulement quelques minutes, telle une fleur qui bourgeonne au printemps. Les façades vitrées au sud de ces immeubles deviennent ainsi rapidement protégées du soleil, permettant de contrôler l’entrée des rayons lumineux.

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Le but? Réduire significativement la consommation d’énergie des édifices dans une région du monde où l’air climatisée fonctionne pratiquement 365 jours par année.

De plus, le soir venu, les parasols peuvent même se transformer en écran géant pour diffuser, en temps réel, la programmation télévisuelle de l’entreprise.

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Impressionnant, non?

Cette mosaïque de parasols n’est pas sans rappeler le concept du moucharabieh qui, traditionnellement dans l’architecture arabe, servait à la ventilation passive d’un bâtiment, tout en filtrant l’entrée de lumière naturelle.

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Pour plus de détails sur cette technologie: rex-ny.com/work/mhq

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Depuis l’ouverture du centre culturel Dar Al Maghrib, Montréal peut maintenant se vanter de posséder son « Petit Maroc ».  

Ce nouvel espace interculturel, situé à l’intersection des rues Berri et Viger, ouvre une véritable fenêtre sur la culture marocaine tout en favorisant un dialogue avec l’ensemble de la communauté québécoise. Conçu par la firme ACDF, le bâtiment présente une audacieuse fusion entre les plus pures traditions marocaines des riads et le modernisme architectural québécois.

Ce centre culturel est doté de salles multifonctionnelles, d’un centre de documentation, d’un espace d’exposition, de salles de classe et d’un salon typiquement marocain pour accueillir diverses formes de réunions.

À noter que selon les dernières statistiques de l’Ambassade du Royaume du Maroc au Canada, près de 100 000 Marocains résident actuellement au pays, dont 80 % au Québec.

Quelques faits notables sur la conception du bâtiment:

Les mosaïques de céramique:

Présentes sur tous les niveaux du centre culturel, les mosaïques de céramique ont été fabriquées directement à Casablanca par des artisans locaux, puis assemblées à Montréal par ces derniers. Les architectes du projet tenaient à assurer l’authenticité du décor afin de ne pas exhiber un mince pastiche de l’art marocain.

La présence de moucharabieh:

Fréquemment utilisé dans l’architecture des pays arabes, le concept du moucharabieh servait traditionnellement à la ventilation passive d’un bâtiment tout en filtrant l’entrée de lumière naturelle. Dans ce cas-ci, le grillage métallique perforé camouffle un bureau de l’institution et quelques éléments mécaniques.

Le salon typiquement marocain:

La splendeur et l’authenticité des détails de construction du salon marocain tranchent radicalement avec le design plus épuré du reste du bâtiment. Le chargé de projet, Louis-Philippe Frappier, s‘est rendu directement au Maroc pour dénicher l’inspiration nécessaire lors de la conception de l’édifice.

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