Crédits: Pierre Longtin
Crédits: Pierre Longtin

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Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a inauguré la semaine dernière une œuvre d’art éphémère du réputé architecte-paysagiste Claude Cormier.

Intitulée TOM II: Champ de pavots, la proposition artistique extérieure a été installée dans le Jardin de sculptures, un espace urbain regroupant 23 créations d’artistes locaux et internationaux au cœur du campus muséal. Inspiré par le tableau de Claude Monet intitulé Coquelicots, Claude Cormier a transformé le site en un « champ de fleurs » où les piétons pourront déambuler à leur guise.

5 060 TOM (Temporary Overlay Markers), un outil utilisé en génie routier pour séparer des voies de circulation automobile, ont été utilisés pour la conception de l’œuvre.

À contempler jusqu’en octobre prochain.

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Tel que mentionné récemment par Le Devoir, l’aménagement de la piste cyclable sur le boulevard Saint-Laurent, certainement l‘une des plus attendues par les cyclistes montréalais, est malheureusement reportée d’au moins un an. La raison? Le prix proposé par le plus bas soumissionnaire est supérieur de 27% aux prévisions de la Ville de Montréal.

En attendant de nouvelles soumissions, voici les détails de ce réaménagement de l’intersection Saint-Laurent/de Bellechasse:

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S’il y a bien une institution montréalaise qui contribue concrètement à l’image de marque de notre métropole, c’est définitivement le Musée des Beaux Arts de Montréal (MBAM). La qualité de ses expositions et sa popularité grandissante depuis l’arrivée de la directrice Nathalie Bondil en sont des preuves directes. Mais la recette du succès de l’établissement ne réside pas que dans son contenu: elle s’explique également par son contenant.

L’annonce de la semaine dernière concernant la création de leur cinquième pavillon démontre d’ailleurs, une fois de plus, cette véritable intention de devenir un lieu culturel iconique de notre ville. Depuis plusieurs années, le MBAM ouvre non seulement une petite fenêtre sur notre identité culturelle via ses diverses expositions, mais va encore plus loin en faisant rayonner nos architectes québécois à travers les murs même de l’institution.

Prenons simplement l’exemple du pavillon Claire et Marc Bourgie ou encore des Studios Art & Éducation Michel de la Chenelière. Ce sont certainement deux des réalisations les plus marquantes à Montréal ces dernières années. L’architecture reste après tout une forme d’art urbain qui façonne le visage de notre ville, qui nous définit en tant que collectivité. Le MBAM l’a saisi. D’autres devraient peut-être s’en inspirer.

Pourquoi? Pour notre image à l’international. Pour notre économie locale. Pour notre industrie touristique. Pour notre fierté collective. Des projets bien réfléchis, audacieux  et dotés de budgets raisonnables peuvent aisément se rentabiliser à long terme en devenant de réels moteurs économiques pour la région.

Pensez-y quelques secondes. Quel est l’un des attraits touristiques incontournables de San Francisco? Le Golden Gate. De Sydney? L’Opera House. De Barcelone? La Sagrada Família. L’architecture novatrice se transforme non seulement en fierté nationale, mais également en véritable aimant à touristes en quête de nouveautés et d’émerveillement. Considérer la créativité comme un « power trip » d’architectes en manque de reconnaissance publique, ou encore comme une vulgaire fantaisie, serait une grave erreur. Il s’agit, au contraire, d’un cadeau collectif que s’offre une société.

Mes félicitations au MBAM et au consortium Manon Asselin Architecte et Jodoin Lamarre Pratte Architectes.

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Il y a de quoi être franchement inquiet en tant que société lorsqu’on voit des statistiques aussi préoccupantes que celles présentées récemment par l’Institut national de la santé publique du Québec.

Une personne majeure sur deux présente un surplus de poids et plus d’un million d’adultes sont carrément obèses. Considérant que notre système de santé est déjà surchargé, à quoi ressemblera-t-il d’ici à peine quelques années si l’on ne s’attaque pas rapidement à cette grave problématique?

Sensibiliser une fois de plus les Québécois à l’importance d’opter pour de saines habitudes de vie peut s’avérer efficace, mais il faut également agir concrètement sur le terrain avec un design urbain mieux adapté au transport actif.

Par exemple, plus d’infrastructures pour le vélo inciterait davantage les Montréalais à bouger dans leurs déplacements quotidiens. La récente création d’un comité consultatif sur le vélo dans la métropole s’avère d’ailleurs une excellente nouvelle en ce sens.

Et pourquoi ne pas multiplier la présence d’appareils d’entraînement physique dans nos parcs? Une belle façon de démocratiser les gyms et de profiter de la saison estivale. Facile d’usage et d’accès, l’initiative a fait ses preuves ailleurs dans le monde, notamment en Chine auprès des personnes âgées.

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Il ne faudrait pas non plus perdre de vue cette série de consultations publiques entreprises par la Ville en 2012 afin de mieux intégrer l’activité physique dans notre paysage urbain. Un exercice très pertinent, certes, tant que les recommandations issues de ces consultations ne soient pas tablettées, comme bien des rapports au Québec ces dernières années. Espérons également qu’une réelle enveloppe budgétaire sera consacrée à l’implantation des mesures suggérées dans ce rapport.

Bref, il faut bouger collectivement dans ce dossier, sans faire un mauvais jeu de mots.

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Tel que mentionné dans ma plus récente chronique du Journal Métro, privatiser un lieu de culte s’avère généralement une délicate opération pour éviter de sacrifier son rôle communautaire dans un quartier. Les groupes d’opposition peuvent se former très rapidement (et parfois avec raison) lorsqu’un promoteur suggère de convertir une église en condos, par exemple. Cette dernière deviendra alors inaccessible à l’ensemble de la collectivité, peu importe son importance historique dans l’évolution de sa ville.

Soyons néanmoins réalistes : nos gouvernements n’ont pas les ressources nécessaires, autant financières qu’humaines, pour sauvegarder l’entièreté de notre patrimoine religieux. Les églises désertées se comptent actuellement par centaines à travers la province. C’est pourquoi laisser le privé s’immiscer dans la sauvegarde de ce patrimoine sacré n’est pas nécessairement une mauvaise idée, en autant que le projet soit bien réfléchi et que l’architecte évite de charcuter maladroitement l’espace.

Un exemple inspirant est certainement celui de l’église Saint-Jude située sur la rue Saint-Denis à Montréal, juste au sud de Duluth. Le jeune architecte montréalais Tom Balaban a brillamment converti ce lieu de culte abandonné depuis plusieurs années en spa finlandais, combiné à centre d’entraînement physique. Coût total de l’opération: 6 M$, soit 2,4 M$ pour le terrain et le bâtiment, ainsi que 3,6 M$ pour le chantier.

De l’extérieur, le visage de l’église n’a pas beaucoup changé. Il s’apparente toujours à de nombreux autres lieux de culte dans la métropole. À l’intérieur, par contre, c’est une toute autre histoire : on réalise rapidement qu’on a affaire à une nouvelle signature architecturale de haut calibre.

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L’union fait la force. C’est ce que tentera de démontrer la nouvelle Coalition Vélo Montréal qui propose d’unir les voix de divers organismes faisant la promotion du cyclisme dans la métropole.
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Cette nouvelle entité entamera d’ici quelques semaines des discussions avec divers groupes pour déterminer les priorités à mettre de l’avant auprès de la Ville de Montréal pour améliorer l’expérience du cycliste sur l’ensemble de l’île.
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Mon entrevue avec Cam Novak, représentant de la coalition, réalisée à l’émission matinale de CIBL Les Oranges Pressées :

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L’une des plus grandes sociétés d’investissement et de gestion de biens immobiliers commerciaux en Amérique du Nord, Cadillac Fairview, prévoit investir 2 milliards de dollars au centre-ville de Montréal au cours des 15 prochaines années.

Les développeurs comptent réaménager les terrains autour du Centre Bell en y construisant des tours à bureaux et à condos, incluant la Tour des Canadiens qui deviendra la plus haute tour résidentielle sur l’île.

Pour plus de détails, voici un reportage de Radio-Canada sur le sujet:

Le visage du centre-ville de Montréal selon Cadillac Fairview 

 

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Pour contrer les déserts alimentaires, secteur où il est difficile de se procurer des fruits et légumes frais au quotidien, l’arrondissement du Sud-Ouest mettra en place un système collectif d’approvisionnement alimentaire inter-quartiers.

Cette initiative novatrice permettra à divers organismes du secteur d’unir leurs compétences et leur capacité de mobilisation pour atteindre des objectifs communs, incluant l’analyse du potentiel d’achat collectif, de la gestion de stocks et de la réduction du gaspillage alimentaire.

Mon entrevue avec Véronique Fournier, conseillère de ville du District Saint-Henri/Petite-Bourgogne/Pointe-Saint-Charles, réalisée à l’émission matinale de CIBL Les Oranges Pressées:

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Ma collègue du Journal Métro,  Camille Laurin-Desjardins, nous apprenait ce matin qu’une nouvelle murale temporaire a récemment fait son apparition dans le tunnel Champ-de-Mars, reliant la station de métro du même nom au Vieux-Montréal.

Chapeauté par l’organisme MU, ce projet artistique se présente comme la première étape d’un large plan de revitalisation pour embellir les murs monotones de ce tunnel souterrain.

Peinte à l’acrylique, l’œuvre est signée par le collectif Cease qui a réalisé les travaux en 3 jours seulement.

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Pour plus de détails sur l’initiative:

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Déjà implanté dans une dizaine de pays, le festival d’architecture Bellastock aura finalement sa première édition en sol nord-américain en 2014, et ce, dans la grande région de Montréal.

Réunissant des architectes et des urbanistes de partout sur la planète, Bellastock se présente comme une plate-forme de partage d’idées novatrices valorisant la culture de l’expérimentation en architecture. Ses travaux s’articulent majoritairement autour d’un festival annuel, au cours duquel est construite une ville éphémère.

L’édition montréalaise se concentra sur l’exploration architecturale des structures de glace et de neige, similaires à celles retrouvées annuellement au Villages des neiges de Montréal ou à l’Hôtel de Glace de Québec. Mais contrairement à ces événements commerciaux, Bellastock.Qc sera un outil pédagogique et de recherche pour les participants, où l’on pourrait explorer la valorisation de déchets, par exemple.

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Voici un résumé vidéo de l’édition espagnole organisée en juin dernier:

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Voici également quelques photos de diverses éditions à l’échelle internationale: 

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On a probablement déjà tous fantasmé un jour d’avoir accès à une salle de repos au boulot où l’on pourrait s’assoupir pendant quelques minutes à l’heure du lunch. Ou encore, de pouvoir s’allonger sur un lit dans un grand aéroport international lorsqu’on doit patienter pendant plusieurs heures entre deux vols.

C’est précisément pour répondre à ces besoins que le Sleepbox, un concept d’origine russe, a été inventé. Proposant une cabine au design bien élégant, le Sleepbox permet de vous reposer en toute intimité, en plus d’avoir accès à divers services complémentaires comme l’Internet sans fil, une prise de courant ou encore la télévision locale.

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Selon les créateurs, cette cabine peut facilement s’insérer dans un lieu public, à l’intérieur comme à l’extérieur, ou encore dans le secteur privé (comme dans une tour à bureaux, par exemple). En exigeant à peine quelques dollars par utilisation, le Sleepbox peut rapidement se rentabiliser.

Seule crainte face à ce concept: l’hygiène et la salubrité des lits. Ce n’est probablement pas facile de garder ces espaces propres en tout temps, surtout dans un lieu public comme une gare ou un aéroport. Disons simplement qu’une bonne inspection visuelle s’impose avant de s’y allonger.

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