Je l’ai dit et je le répète: ça ne prend pas toujours une idée révolutionnaire ou un projet de plusieurs millions de dollars pour réinventer une ville, pour la rendre plus ludique. Ça prend simplement une bonne idée.

En voici justement une très inspirante.

Désirant favoriser et démocratiser l’activité physique en milieu urbain, l’entreprise JCDecaux s’est associée au designer et architecte français Florian Brillet afin de transformer la ville de Paris en un immense terrain de jeu. Comment? En greffant des fonctions sportives à des poteaux de signalétique.

Un « punching bag », un panier de basket-ball, un but de soccer et un trou de mini-golf ont ainsi fait leur apparition sur la rue. Leur présence suggère un usage inattendu de l’espace public et permet aux citoyens de développer une toute nouvelle forme de relation avec sa propre ville.

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Photos: Nicolas Lelièvre
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Une idée pour Montréal?

 

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Au cours de ses 3 mandats, l’ex-maire de New York, Michael Bloomberg, a fait des pieds et des mains pour redonner à sa ville une échelle plus humaine.

De la création d’espaces publics à la piétonisation de Times Square, le New Yorkais reprend tranquillement sa place dans un paysage urbain largement dominé par la voiture depuis des décennies.

Cette récente vidéo du groupe Streetfilms résume d’ailleurs très bien le changement de mentalité en design urbain qui s’est implanté dans la Grosse Pomme sous l’ère Bloomberg:

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Ses efforts auront notamment contribué à l’éclosion d’une imposante communauté de cyclistes, stimulée par l’ajout de nombreuses bandes cyclables aux quatre coins de la ville. Selon de récentes statistiques, plus de 200 000 personnes1 utilisent dorénavant leur vélo au quotidien pour se déplacer sur l’ensemble des 400 kilomètres du réseau cyclable.

L’arrivée progressive de nouveaux adeptes favorise d’ailleurs de plus en plus la mise en place de diverses initiatives pour améliorer le quotidien des amateurs de vélo.

Le parfait exemple est celui de Bikestock, une entreprise de Brooklyn qui offre depuis peu des machines distributrices bien particulières.

De loin, on pense facilement avoir affaire à une banale distributrice de chocolat ou de boissons gazeuses. De près, par contre, on réalise rapidement qu’il n’y a pas que des trucs comestibles à l’intérieur.

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On y retrouve, certes, quelques barres tendres et de l’eau vitaminée, mais l’espace de vente est majoritairement réservé à des cadenas et diverses pièces pour réparer son vélo en cas de pépin.

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La distributrice est également accompagnée d’outils qui permettent de corriger, 24 heures sur 24, les problème de sa bécane.

Bikestock espère ainsi faciliter la pratique du vélo urbain.

Pour plus de détails sur l’entreprise: www.bikestocknyc.com

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Vous souhaitez cuisiner votre recette préférée, mais vous n’avez pas le temps de faire un détour à l’épicerie en sortant du bureau ? Pas de problème. Faites vos emplettes en voyageant en transport en commun !

C’est ce que propose le métro de Séoul, en Corée du Sud, pour simplifier le quotidien des utilisateurs du transport collectif. Au lieu de simplement patienter pour son prochain arrêt, il est possible d’acheter de la nourriture directement à bord de quelques voitures de métro, converties en épiceries ambulantes. On y retrouve divers produits, dont de la viande fraîche :

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L’offre alimentaire reste évidemment limitée, mais l’initiative dépanne assurément les gens pressés.

Génial, non !?

Imaginez une telle initiative dans nos souterrains montréalais, où vous pourriez vous procurer du pain frais via une petite boulangerie aménagée à l’intérieur de nos voitures de métro. L’offre n’entrerait pas directement en compétition avec les dépanneurs déjà présents dans les stations de la STM et rendrait certainement service aux Montréalais.

Une idée pratique, relativement simple à mettre en place, et qui offre un avantage supplémentaire à l’utilisation du transport en commun.

Hank Butitta en avait marre d’élaborer des projets universitaires qui tombaient rapidement dans l’oubli une fois la session terminée.

Pour sa maîtrise, le jeune étudiant en architecture de l’Université du Minnesota désirait plutôt travailler sur un projet concret et stimulant, qu’il pourrait bâtir de ses propres mains.

C’est pourquoi il décide d’acheter impulsivement, une semaine seulement avant la rentrée en classe, un vieil autobus scolaire sur le site de petites annonces classées Craigslist.

Son coût? 3000$. Son idée ? Transformer cet autobus en maison mobile!

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Le futur architecte a réussi à convaincre ses professeurs de maîtrise d’en faire son projet de session, et a obtenu l’autorisation de l’université pour garer son véhicule à proximité de l’école d’architecture.

En 15 semaines, un espace habitable de 21 m2 a été progressivement aménagé avec la complicité de ses professeurs. Hank Butitta a dessiné, fabriqué et installé six lits, un évier, une toilette et quelques tables.

Le résultat est franchement réussi !

A-t-il obtenu une bonne note pour la réalisation de cet audacieux projet universitaire ? L’histoire ne le dit malheureusement pas.

Chose certaine, l’étudiant semble bien fier d’exhiber son nouvel autobus et fait actuellement le tour des États-Unis avec quelques amis pour le tester.

Suivez son périple en cliquant ici.

Voyez également la vidéo de présentation de Hank Butitta:

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Comment transformer un simple banc de parc en un espace de lecture et de socialisation ? Tout simplement en y ajoutant un trombone géant.

C’est ce que démontre le projet Ruilbank, une petite intervention urbaine sur des bancs de parc d’Amsterdam visant à créer de nouveaux espaces de partage et de socialisation entre de purs étrangers.

La firme Pivot Design a simplement installé sur le mobilier urbain des trombones géants de couleur rouge pompier, sur lesquelles du matériel de lecture (magazines, romans, essais etc.) y a été attaché.

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Les passants sont ainsi incités à prendre quelques minutes de leur temps pour y lire le contenu, puis à le rattacher sur le banc de parc pour le prochain intéressé.

À visionner la vidéo ci-dessous, le résultat est bien concluant.

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Combinant l’art du tricot, la récupération et le design urbain, Tricotons la rue est une superbe initiative communautaire qui prendra officiellement forme ce jeudi, 18h, dans le Sud-Ouest de Montréal.

Grâce à des séances de tricotage organisées en plein air, au marché Atwater et dans une douzaine d’organismes communautaires, 300 citoyens de tout âge ont pu participer à la création d’une cinquantaine d’oeuvres artistiques éphémères, qui recouvriront les bancs du parc Garneau.

Plus de 300 vieux draps ont été découpés et réutilisés pour la conception de ces œuvres collectives.

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Voici donc une courte vidéo, réalisée par le documentariste Benoit Desjardins, portant sur le processus de création de Tricotons la rue

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Pour certaines personnes aux porte-monnaie bien garnis, l’architecture évoque luxure et prospérité; Pour d’autres, comme Architectes de l’urgence et de la coopération, l’architecture représente plutôt une question de survie.

Depuis 2007, le volet québécois de l’organisation non-gouvernementale organise et coordonner des missions humanitaires suite à des catastrophes naturelles, ainsi que mettre sur pied des programmes de formation spécialisée en architecture auprès de populations vulnérables.

« Le volet éducation occupe d’ailleurs une place centrale dans la philosophie du regroupement. On ne se contente pas uniquement de régler les problèmes urgents; on s’assure surtout de laisser un héritage durable aux communautés en détresse en formant davantage (et surtout mieux) les architectes et les ingénieurs locaux. »

Cliquez ici pour lire mon entrevue avec Chantal Giard, directrice générale du volet québécois de l’organisme Architectes de l’urgence et de la coopération, qui œuvre notamment auprès des Haïtiens et des Premières Nations.

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Vous avez peur de vous faire voler votre vélo lorsque vous sortez boire un bon petit café latté? Zurich a peut-être la solution pour vous avec cette nouvelle expérience urbaine: le café-bar à vélo, alias le Velokafi.

S’inscrivant dans le plan de transport de la ville pour favoriser les modes de déplacements actifs et collectifs, l’initiative propose aux cyclistes de siroter leurs boissons préférées sans quitter la monture de leur vélo. Le concept comprend une table spécialement conçue pour l’occasion, un support à vélo et un repose-pieds.

Pour le moment, les Velokafi ne sont que des installations temporaires, mais la ville espère que les baristas du secteur se laisseront inspirer par le concept pour leur propre boutique.

Espérons simplement que ces cyclistes possèdent une selle confortable…

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Le maire de Grenoble, Michel Destot, paraissait bien fier de présenter au grand public vendredi dernier un vaste projet numérique sur lequel planche sa région depuis déjà plusieurs mois: MonGroom.

Ce nouveau réseau, issu du programme Développement de l’économie numérique, a pour but de faciliter la vie quotidienne des Grenoblois en rassemblant une série de services municipaux sur une seule et même plateforme, celle du téléphone intelligent.

Concrètement, MonGroom permet de payer virtuellement un stationnement, d’acheter des billets de spectacles, d’obtenir de l’information sur une œuvre d’art public, ou encore, de se procurer un billet de transport collectif.

Pour consulter le site web de l’initiative | www.mongroom.fr

Pour plus de détails :

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Pour contrer les déserts alimentaires, secteur où il est difficile de se procurer des fruits et légumes frais au quotidien, l’arrondissement du Sud-Ouest mettra en place un système collectif d’approvisionnement alimentaire inter-quartiers.

Cette initiative novatrice permettra à divers organismes du secteur d’unir leurs compétences et leur capacité de mobilisation pour atteindre des objectifs communs, incluant l’analyse du potentiel d’achat collectif, de la gestion de stocks et de la réduction du gaspillage alimentaire.

Mon entrevue avec Véronique Fournier, conseillère de ville du District Saint-Henri/Petite-Bourgogne/Pointe-Saint-Charles, réalisée à l’émission matinale de CIBL Les Oranges Pressées:

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Depuis le mois de décembre, un nouveau camion rouge et bleu a fait son apparition dans les rues de Boston : le « City Hall To Go ».

Son but? Rendre plus accessible aux citoyens de la région une série de services offerts normalement qu’à l’hôtel de ville : paiement de contravention, plainte sur le voisinage, demande de certificat de naissance, demande de permis de rénovation… Bref, l’éventail est assez large.

Pour élaborer leur concept, les élus municipaux se sont inspirés des fameux camions de nourriture de rue que l’on retrouve dans diverses métropoles de la planète. Tout ce qui entoure le développement de l’idée se rapproche d’ailleurs de l’univers de la restauration. On offre notamment un menu, divisé en 5 catégories, où l’on retrouve tous les services offerts par cette mairie mobile.

Et pour suivre son parcours dans les rues de Boston, il ne suffit que de jeter un petit coup d’œil sur le compte Twitter qui lui est entièrement dédié (@cityhalltogo).