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Je suis jaloux.

Jaloux des élus de Chicago qui ont récemment procédé à la première pelletée de terre protocolaire pour officialiser le lancement du Bloomingdale Trail.

Inspiré du fameux High Line de New York et de la Promenade plantée de Paris, ce futur parc linéaire surélevé de 4,7 km sera aménagé sur les rails d’un chemin de fer abandonné du centre-ville.

Doté d’un budget 53,7 M$, le projet s’érigera en plusieurs phases et devrait, en principe, voir le jour d’ici la fin de 2014.

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Voici à quoi ressemble actuellement le site:

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Et voici le projet en chantier:

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Inutile de vous dire que le Bloomingdale Trail suscite [déjà] beaucoup d’enthousiasme auprès des citoyens de Chicago. Je ne serais d’ailleurs pas surpris d’apprendre que les quelques terrains vacants autour de ces rails désaffectés fassent dorénavant l’objet d’une forte spéculation immobilière. Et avec raison!

Il s’agit d’un projet fort structurant pour la ville, qui améliorera indéniablement la qualité de vie des résidants du secteur. Après tout, avoir accès à un parc linéaire de 4,7 km pour faire son jogging ou un peu de vélo, ça n’a pas de prix… surtout en plein centre-ville!

Sans négliger, bien sûr, la dimension environnementale du projet pour réduire concrètement les îlots de chaleur urbains et pour améliorer la qualité de l’air. On pourrait pratiquement parler d’une nouvelle richesse patrimoniale verte qui sera léguée aux futures générations.

Et si on se fie au succès fulgurant du High Line de New York, l’initiative de Chicago risque de se transformer très rapidement en un véritable aimant à touristes.

Une inspiration pour Montréal?

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Dans la lignée des initiatives visant à révéler le potentiel de sites emblématiques montréalais, l’Association du design urbain du Québec (ADUQ) organise l’évènement Village Éphémère.
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Le concept ? Transformer le site du Bassin Peel en lieu convivial le temps d’une soirée pour démontrer [et revendiquer] une meilleure programmation des espaces donnant accès à l’eau. Au menu : bouffe de rue et créations artistiques.
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Mais que manque-t-il à ce lieu pour le mettre en valeur tout au long de l’année? De quel autre canal dans le monde pourrait-on s’inspirer?
 
Entrevue avec Jérome Glad, membre de l’équipe ADUQ et chargé de projet pour le Village Éphémère (réalisée sur les ondes de CIBL):
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À lire également | Fantasmes au Canal de Lachine
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L’éditorialiste du quotidien La Presse, François Cardinal, nous rappelait récemment dans son texte À l’eau qu’il est malheureusement toujours impossible de se baigner en eau libre au coeur de Montréal, et ce, malgré des milliards dépensés pour assainir le fleuve.

« À chaque élection, les candidats répètent à quel point il faut «redonner le fleuve» aux citoyens, mais une fois au pouvoir, ils se contentent de rappeler l’existence des plages du Cap-Saint-Jacques et du Bois de L’Île-Bizard. On est loin d’un accès central pour le plus grand nombre! »

Pourtant, tel qu’évoqué dans cet article, la problématique pourrait se régler rapidement (du moins partiellement) avec un concept comme les Copenhagen Harbour Baths. Une idée que je seconde également.

Connaissant un franc succès depuis 2002 dans la capitale danoise, ce concept de piscine publique à même le fleuve s’adapterait facilement à nos réalités montréalaises et offrirait un accès sécuritaire à l’eau dans le secteur du Vieux-Port. Une telle initiative serait relativement rapide à mettre en place et ne coûterait pas les yeux de la tête pour les contribuables.

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Voici donc quelques images des Copenhagen Harbour Baths:

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À lire également | À quand un lifting pour le Vieux-Port?

 

Quand aura-t-on droit à une revitalisation du boardwalk du Vieux-Port de Montréal pour l’élever à son plein potentiel?

C’est la question que je posais cette semaine dans ma chronique du Journal Métro, alors que Toronto et Chicago redéveloppent actuellement leur vitrine maritime (ou en anglais, leur waterfront).

Chaque fois que je suis de passage dans le Vieux-Port, je ne peux m’empêcher de critiquer son design urbain qui, à mon humble avis, manque cruellement de convivialité et de créativité pour une Ville UNESCO de design.

Rares sont les fois que je m’y suis baladé simplement pour la vue imprenable du site sur le fleuve. Je m’y rends malheureusement que pour sa programmation: Centre des Sciences, Cirque du Soleil, foires… Même chose pour les connaissances de mon entourage que j’ai questionnées à ce sujet. N’y a-t-il donc pas quelque chose qui cloche ici?

Je ne comprends toujours pas que le boardwalk qui longe le fleuve ne soit qu’une large voie asphaltée conçue pour les voitures, plutôt qu’une accueillante promenade piétonnière bordant un aménagement paysager décent.

Je ne m’explique toujours pas non plus pourquoi on laisse de côté de larges terrains gazonnés, pratiquement désertés à longueur d’année. Si seulement on leur donnait une véritable fonction, les visiteurs auraient peut-être enfin une bonne raison de les investir.

Considérant que l’accès aux berges restent plutôt limité sur l’ensemble de l’île, particulièrement au sud avec le Port de Montréal, le Technoparc et l’autoroute Bonaventure, peut-on réellement se permettre de ne pas rentabiliser un tel site à son plein potentiel?

Tout comme Toronto et Chicago, le Vieux-Port de Montréal ne pourrait que bénéficier d’un plan de revitalisation du site pour stimuler davantage l’achalandage du secteur. Avec une stratégie de redéveloppement économique bien ficelée, la dépense de fonds publics que représenterait ce lifting urbain se transformerait indéniablement en investissement à long terme pour la communauté montréalaise.

Voici quelques images de la revitalisation du Queens Quay de Toronto:

 

 

Également, voici quelques images de la revitalisation (et du prolongement) de la Riverwalk de Chicago:

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Inspirée par le concept français de Paris Plages, la ville de Détroit a récemment transformé une portion de son Campus Martius Park au centre-ville en plage urbaine.

150 tonnes de sable ont été utilisées pour créer ce petit oasis urbain, qui comprend des chaises pliantes, des parasols, des sculptures de sable et de la musique.

L’initiative s’inscrit dans les efforts de la ville de Détroit pour stimuler les activités économiques au centre-ville, en tentant d’accroître l’achalandage dans le secteur.

La plage restera ouverte jusqu’à la fin septembre.

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À lire également | Les deux pieds dans le sable… au Vieux-Port de Montréal!

Le chef de Projet Montréal et aspirant maire, Richard Bergeron, a dévoilé ce matin un ambitieux plan de redéveloppement immobilier dans le Sud-Ouest: le Quartier Bonaventure.

Situé en bordure du Bassin Peel, ce futur secteur résidentiel permettrait d’accueillir 7 000 ménages en ressuscitant le Goose Village (Village-aux-Oies), rasé de la trame montréalaise dans les années ’60 avec la construction de l’autoroute Bonaventure. Ironiquement, la proposition ci-présente suggère avant tout le démantèlement de cette autoroute (qui pourrait avoir complétement disparu du portrait à l’été 2016) pour reconstruire un quartier avec des boulevards urbains.

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Le but premier du projet: retenir les familles dans la métropole. Des familles qui ont tendance à migrer vers la banlieue ces dernières années ne dénichant pas sur l’île des propositions abordables et adaptées à leur mode de vie. Projet Montréal propose donc la construction de plex en rangée sur trois étages, similaires à ceux que l’on retrouve dans les quartiers populaires du Plateau Mont-Royal ou du Vieux-Rosemont. Ces plex constitueraient le cœur du futur quartier, ceinturé par des bâtiments de 8 étages et de 3 tours à condos près du Bassin Peel.

Important de mentionner que la politique d’inclusion de la Ville de Montréal serait réévaluée à la hausse, exigeant que 20% de logements sociaux et 20% de logements abordables soient bâtis sur le site.

Quant aux services de proximité, le concept prévoit l’aménagement d’espaces commerciaux au rez-de-chaussée des immeubles d’habitation longeant les grands boulevards urbains. Une école pourrait également y voir le jour.

La facture? 300M$ en fonds publics pour l’aménagement du site et l’apparition d’un tramway reliant ce quartier Bonaventure au cœur de la ville, ainsi que 2,5G$ en investissements privés pour la majeure partie du développement immobilier.

Projet Montréal estime que leur idée pourrait aider à renflouer les coffres municipaux d’environ 19M$ annuellement en revenus fonciers.

Les questions maintenant

– La plupart des terrains du défunt Goose Village appartiennent actuellement à la Société immobilière du Canada (SIC) qui, selon Projet Montréal, a démontré un « intérêt » face à la proposition. Par contre, aucune lettre d’appui de la SIC pour le moment. Rien de concret, donc. De plus, la personne rencontrée, Cameron Charlebois, ne travaille plus à la SIC. Les autres membres de la Société manifestent-ils autant d’intérêt pour le concept?

– La transformation de l’autoroute Bonaventure en boulevards urbains et l’apparition d’un tramway dans le secteur assureront-ils une circulation fluide, autant pour les automobilistes que pour les cyclistes et piétons? En d’autres mots, la disparition de Bonaventure pourra-t-elle être réellement absorbée avec ces nouvelles idées? Aucune simulation de circulation n’a été effectuée jusqu’à maintenant.

– Parlant de circulation, quel type de qualité de vie sera-t-on en mesure d’offrir aux résidants qui logeront dans les futurs édifices construits en bordure des boulevards urbains ? Considérant l’importante quantité de voitures qui transiteront par le quartier, il faudrait réfléchir davantage à la pollution sonore et la réduction de la qualité de l’air dans le secteur. Peut-être un boulevard urbain souterrain à l’ouest du site ?

Somme toute, une belle initiative qui mérite d’être réfléchie, mais surtout raffinée.

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J’essaie sincèrement de me tenir loin de la publicité gratuite sur ce blogue, mais parfois, on doit souligner les bons coups de certaines entreprises. J’avais fait exception il y a quelques mois pour la campagne « Free No WiFi Zone » de Kit Kat et je le refais aujourd’hui pour la récente initiative marketing de l’entreprise IBM.

En partenariat avec l’agence Ogilvy & Mather France, IBM a décidé de faire évoluer ses panneaux publicitaires en ville pour améliorer la qualité de vie des citoyens. Comment ? En les transformant en bancs publics, en rampes d’accès pour les vélos, ou encore, en marquises pour protéger les piétons de la pluie.

En visionnant la vidéo ci-dessous, on constate en quelques secondes que les passants s’adaptent très rapidement à cette nouvelle campagne marketing.

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Tel que mentionné récemment par Le Devoir, l’aménagement de la piste cyclable sur le boulevard Saint-Laurent, certainement l‘une des plus attendues par les cyclistes montréalais, est malheureusement reportée d’au moins un an. La raison? Le prix proposé par le plus bas soumissionnaire est supérieur de 27% aux prévisions de la Ville de Montréal.

En attendant de nouvelles soumissions, voici les détails de ce réaménagement de l’intersection Saint-Laurent/de Bellechasse:

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Tel que mentionné ce matin dans ma chronique du Journal Métro, les Viennois possèdent un grand talent pour animer leur espace public.

L’exemple qui m’a certainement le plus impressionné se situe en plein cœur du Quartier des Musées où une vaste place publique a été ingénieusement ponctuée de sièges de plastique aux formes géométriques variées. Du jaunes canari au rouge pompier, ces bancs se transforment tout au long de la journée en petits théâtres citoyens que j’ai bien dû observer avec fascination pendant près d’une heure. Les enfants s’y amusent comme des petits fous, alors que de jeunes étudiants y prennent un bain de soleil entre amis. On profite simplement de la vie, quoi !

Un concept simple, mais efficace.

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Il y a de quoi être franchement inquiet en tant que société lorsqu’on voit des statistiques aussi préoccupantes que celles présentées récemment par l’Institut national de la santé publique du Québec.

Une personne majeure sur deux présente un surplus de poids et plus d’un million d’adultes sont carrément obèses. Considérant que notre système de santé est déjà surchargé, à quoi ressemblera-t-il d’ici à peine quelques années si l’on ne s’attaque pas rapidement à cette grave problématique?

Sensibiliser une fois de plus les Québécois à l’importance d’opter pour de saines habitudes de vie peut s’avérer efficace, mais il faut également agir concrètement sur le terrain avec un design urbain mieux adapté au transport actif.

Par exemple, plus d’infrastructures pour le vélo inciterait davantage les Montréalais à bouger dans leurs déplacements quotidiens. La récente création d’un comité consultatif sur le vélo dans la métropole s’avère d’ailleurs une excellente nouvelle en ce sens.

Et pourquoi ne pas multiplier la présence d’appareils d’entraînement physique dans nos parcs? Une belle façon de démocratiser les gyms et de profiter de la saison estivale. Facile d’usage et d’accès, l’initiative a fait ses preuves ailleurs dans le monde, notamment en Chine auprès des personnes âgées.

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Il ne faudrait pas non plus perdre de vue cette série de consultations publiques entreprises par la Ville en 2012 afin de mieux intégrer l’activité physique dans notre paysage urbain. Un exercice très pertinent, certes, tant que les recommandations issues de ces consultations ne soient pas tablettées, comme bien des rapports au Québec ces dernières années. Espérons également qu’une réelle enveloppe budgétaire sera consacrée à l’implantation des mesures suggérées dans ce rapport.

Bref, il faut bouger collectivement dans ce dossier, sans faire un mauvais jeu de mots.

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Plateau

Depuis maintenant plus de deux ans, l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal obtient une couverture médiatique imposante. Hausse des tarifs de parcomètres, baisses significatives de revenus pour certains commerçants, nouvelle orientation pour la circulation automobile… La frustration de certains acteurs économiques du secteur se fait régulièrement entendre.

Mais pourquoi autant de frustration? Le Plateau est-il véritablement en train de mourir? Mon entrevue avec Luc Ferrandez, maire de l’arrondissement (réalisée sur les ondes de CIBL):

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