Quand aura-t-on droit à une revitalisation du boardwalk du Vieux-Port de Montréal pour l’élever à son plein potentiel?

C’est la question que je posais cette semaine dans ma chronique du Journal Métro, alors que Toronto et Chicago redéveloppent actuellement leur vitrine maritime (ou en anglais, leur waterfront).

Chaque fois que je suis de passage dans le Vieux-Port, je ne peux m’empêcher de critiquer son design urbain qui, à mon humble avis, manque cruellement de convivialité et de créativité pour une Ville UNESCO de design.

Rares sont les fois que je m’y suis baladé simplement pour la vue imprenable du site sur le fleuve. Je m’y rends malheureusement que pour sa programmation: Centre des Sciences, Cirque du Soleil, foires… Même chose pour les connaissances de mon entourage que j’ai questionnées à ce sujet. N’y a-t-il donc pas quelque chose qui cloche ici?

Je ne comprends toujours pas que le boardwalk qui longe le fleuve ne soit qu’une large voie asphaltée conçue pour les voitures, plutôt qu’une accueillante promenade piétonnière bordant un aménagement paysager décent.

Je ne m’explique toujours pas non plus pourquoi on laisse de côté de larges terrains gazonnés, pratiquement désertés à longueur d’année. Si seulement on leur donnait une véritable fonction, les visiteurs auraient peut-être enfin une bonne raison de les investir.

Considérant que l’accès aux berges restent plutôt limité sur l’ensemble de l’île, particulièrement au sud avec le Port de Montréal, le Technoparc et l’autoroute Bonaventure, peut-on réellement se permettre de ne pas rentabiliser un tel site à son plein potentiel?

Tout comme Toronto et Chicago, le Vieux-Port de Montréal ne pourrait que bénéficier d’un plan de revitalisation du site pour stimuler davantage l’achalandage du secteur. Avec une stratégie de redéveloppement économique bien ficelée, la dépense de fonds publics que représenterait ce lifting urbain se transformerait indéniablement en investissement à long terme pour la communauté montréalaise.

Voici quelques images de la revitalisation du Queens Quay de Toronto:

 

 

Également, voici quelques images de la revitalisation (et du prolongement) de la Riverwalk de Chicago:

L’Institut royal d’architecture du Canada (IRAC) décerne cette année le Prix du cabinet d’architectes 2013 à la firme torontoise Hariri Pontarini Architects (HPA).

Cette distinction récompense annuellement un cabinet d’architectes canadiens s’étant distingué par la qualité de ses projets, son innovation dans l’exercice de la profession, sa contribution à l’enseignement de l’architecture et sa reconnaissance publique.

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Pour consulter le site web des architectes | www.hariripontarini.com

Voici quelques images de récents projets de cette firme récipiendaire:

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Tel que mentionné dans ma plus récente chronique au Journal Métro, de plus en plus de petites stations-service en Amérique du Nord ferment leurs portes, écrasées par le marché ultra-compétitif de la pompe à essence. Les raisons qui expliquent ces disparitions sont multiples : fluctuation du prix du pétrole, marges de profit minimes et l’emprise des « supers stations-service » avec restaurant et lave-auto. Offrir une deuxième vie à ces bâtiments abandonnés reste bien évidemment dans le domaine du possible, si la volonté y est bien sûr… ce qui n’est pas souvent le cas ! Les promoteurs préfèrent souvent les détruire et rentabiliser ces terrains avec d’autres projets plus lucratifs.

Pour faire un parallèle avec cette chronique, je suis tombé par hasard il y a quelques semaines sur un projet très original (et très réussi !) à Toronto. Un vieux garage automobile, qui servait à peinturer des voitures depuis les années 50, a été récemment converti par la firme d’architectes Munge Leung en un restaurant très tendance du Fashion District.

Le concept ? Conserver l’esprit industriel qui a régné à cet endroit pendant plusieurs décennies en y ajoutant une touche moderne sans prétention. Sa structure bétonnée, sa porte de garage rouillée et ses briques tachetées ont donc été conservées et intégrées à cette seconde vie. Les designers ont même pris soin d’ajouter au décor d’anciens éléments du garage automobile tel qu’un coffre à outils maintenant utilisé comme comptoir de réception. Des pintes d’huile à moteur ont également été parsemées un peu partout dans le restaurant.

En tant qu’épicurien, j’y sentais pratiquement encore l’huile à moteur.

gusto101.squarespace.com

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Voici quelques images de ce restaurant en question:

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