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Les abribus semblent inspirer plus que jamais les agences de publicité d’un peu partout sur la planète ces derniers mois.

Après l’excellente campagne de Duracell à Montréal et les abribus à gratter à Chicago, c’est au tour de Pepsi Max de surprendre les Londoniens avec un abribus numérique plutôt… ehmm… particulier.

Le concept derrière cette campagne, baptisée « unbelievable » (incroyable), a été de substituer un support publicitaire situé sur le côté d’un abribus par un écran géant. Celui-ci diffuse en temps réel ce qui se déroule sur la rue adjacente, donnant ainsi l’impression aux passants d’avoir affaire à une simple paroi vitrée.

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Mais imaginez la surprise (et la peur!) de certains usagers du transport en commun en apercevant par cette « fenêtre » un tigre s’approcher de leur abribus, ou encore, une météorite s’écraser sur le trottoir sous leurs yeux!

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01 - Abribus

02 - Abribus

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Le résultat est franchement surprenant, et surtout, très ludique. Chapeau aux concepteurs publicitaires derrière cette idée géniale!

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Prenez donc quelques secondes de votre temps pour voir la réaction des passants dans l’abribus:

 

 

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À voir également | Un pro de Photoshop retouche les passants dans un arrêt de bus

 

 

 

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Vous souhaitez cuisiner votre recette préférée, mais vous n’avez pas le temps de faire un détour à l’épicerie en sortant du bureau ? Pas de problème. Faites vos emplettes en voyageant en transport en commun !

C’est ce que propose le métro de Séoul, en Corée du Sud, pour simplifier le quotidien des utilisateurs du transport collectif. Au lieu de simplement patienter pour son prochain arrêt, il est possible d’acheter de la nourriture directement à bord de quelques voitures de métro, converties en épiceries ambulantes. On y retrouve divers produits, dont de la viande fraîche :

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L’offre alimentaire reste évidemment limitée, mais l’initiative dépanne assurément les gens pressés.

Génial, non !?

Imaginez une telle initiative dans nos souterrains montréalais, où vous pourriez vous procurer du pain frais via une petite boulangerie aménagée à l’intérieur de nos voitures de métro. L’offre n’entrerait pas directement en compétition avec les dépanneurs déjà présents dans les stations de la STM et rendrait certainement service aux Montréalais.

Une idée pratique, relativement simple à mettre en place, et qui offre un avantage supplémentaire à l’utilisation du transport en commun.

Hank Butitta en avait marre d’élaborer des projets universitaires qui tombaient rapidement dans l’oubli une fois la session terminée.

Pour sa maîtrise, le jeune étudiant en architecture de l’Université du Minnesota désirait plutôt travailler sur un projet concret et stimulant, qu’il pourrait bâtir de ses propres mains.

C’est pourquoi il décide d’acheter impulsivement, une semaine seulement avant la rentrée en classe, un vieil autobus scolaire sur le site de petites annonces classées Craigslist.

Son coût? 3000$. Son idée ? Transformer cet autobus en maison mobile!

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Le futur architecte a réussi à convaincre ses professeurs de maîtrise d’en faire son projet de session, et a obtenu l’autorisation de l’université pour garer son véhicule à proximité de l’école d’architecture.

En 15 semaines, un espace habitable de 21 m2 a été progressivement aménagé avec la complicité de ses professeurs. Hank Butitta a dessiné, fabriqué et installé six lits, un évier, une toilette et quelques tables.

Le résultat est franchement réussi !

A-t-il obtenu une bonne note pour la réalisation de cet audacieux projet universitaire ? L’histoire ne le dit malheureusement pas.

Chose certaine, l’étudiant semble bien fier d’exhiber son nouvel autobus et fait actuellement le tour des États-Unis avec quelques amis pour le tester.

Suivez son périple en cliquant ici.

Voyez également la vidéo de présentation de Hank Butitta:

S’il y a bien une institution montréalaise qui contribue concrètement à l’image de marque de notre métropole, c’est définitivement le Musée des Beaux Arts de Montréal (MBAM). La qualité de ses expositions et sa popularité grandissante depuis l’arrivée de la directrice Nathalie Bondil en sont des preuves directes. Mais la recette du succès de l’établissement ne réside pas que dans son contenu: elle s’explique également par son contenant.

L’annonce de la semaine dernière concernant la création de leur cinquième pavillon démontre d’ailleurs, une fois de plus, cette véritable intention de devenir un lieu culturel iconique de notre ville. Depuis plusieurs années, le MBAM ouvre non seulement une petite fenêtre sur notre identité culturelle via ses diverses expositions, mais va encore plus loin en faisant rayonner nos architectes québécois à travers les murs même de l’institution.

Prenons simplement l’exemple du pavillon Claire et Marc Bourgie ou encore des Studios Art & Éducation Michel de la Chenelière. Ce sont certainement deux des réalisations les plus marquantes à Montréal ces dernières années. L’architecture reste après tout une forme d’art urbain qui façonne le visage de notre ville, qui nous définit en tant que collectivité. Le MBAM l’a saisi. D’autres devraient peut-être s’en inspirer.

Pourquoi? Pour notre image à l’international. Pour notre économie locale. Pour notre industrie touristique. Pour notre fierté collective. Des projets bien réfléchis, audacieux  et dotés de budgets raisonnables peuvent aisément se rentabiliser à long terme en devenant de réels moteurs économiques pour la région.

Pensez-y quelques secondes. Quel est l’un des attraits touristiques incontournables de San Francisco? Le Golden Gate. De Sydney? L’Opera House. De Barcelone? La Sagrada Família. L’architecture novatrice se transforme non seulement en fierté nationale, mais également en véritable aimant à touristes en quête de nouveautés et d’émerveillement. Considérer la créativité comme un « power trip » d’architectes en manque de reconnaissance publique, ou encore comme une vulgaire fantaisie, serait une grave erreur. Il s’agit, au contraire, d’un cadeau collectif que s’offre une société.

Mes félicitations au MBAM et au consortium Manon Asselin Architecte et Jodoin Lamarre Pratte Architectes.

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