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Vous souhaitez cuisiner votre recette préférée, mais vous n’avez pas le temps de faire un détour à l’épicerie en sortant du bureau ? Pas de problème. Faites vos emplettes en voyageant en transport en commun !

C’est ce que propose le métro de Séoul, en Corée du Sud, pour simplifier le quotidien des utilisateurs du transport collectif. Au lieu de simplement patienter pour son prochain arrêt, il est possible d’acheter de la nourriture directement à bord de quelques voitures de métro, converties en épiceries ambulantes. On y retrouve divers produits, dont de la viande fraîche :

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L’offre alimentaire reste évidemment limitée, mais l’initiative dépanne assurément les gens pressés.

Génial, non !?

Imaginez une telle initiative dans nos souterrains montréalais, où vous pourriez vous procurer du pain frais via une petite boulangerie aménagée à l’intérieur de nos voitures de métro. L’offre n’entrerait pas directement en compétition avec les dépanneurs déjà présents dans les stations de la STM et rendrait certainement service aux Montréalais.

Une idée pratique, relativement simple à mettre en place, et qui offre un avantage supplémentaire à l’utilisation du transport en commun.

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Je dois avouer avoir été agréablement surpris par l’efficacité du métro de Singapour. Pas que je doutais de leur expertise en la matière, mais disons simplement que ma première journée avec le système de transport en commun dans cette ville n’a pas été aussi facile qu’espéré… ce qui me faisait craindre le pire pour la suite des choses.

Essayer de trouver une station de métro à Singapour s’avère malheureusement un réel défi. On a beau avoir une carte de la ville en main, la signalétique du système de transport au niveau de la rue est carrément déficiente. J’ai parfois dû demander des indications à 3 personnes croisées sur mon chemin pour dénicher un seul édicule de métro. Ridicule.

Mais une fois sous terre, l’expérience est un charme.

Dès que l’on franchit les tourniquets, un écran plat nous indique le temps restant avant le passage des prochains trains. On sait donc en temps réel la vitesse à laquelle nous devons nous rendre sur le quai, ce qui peut parfois nous éviter de courir inutilement.

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Tableau indicateur dès les tourniquets du métro.

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Les stations [climatisées!] sont d’une propreté exemplaire. Pas un papier jonchant le sol, pas une trace de boisson gazeuse sur les quais. Il faut dire qu’il est interdit de boire ou de manger à l’intérieur des stations depuis 1987. Même la gomme à mâcher constitue une violation. C’est une question de propreté publique. Un peu sévère, me direz-vous ? Peut-être, mais le résultat est frappant.

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Oeuvre d’art à l’intérieur du métro.

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Toutes les stations croisées sur mon chemin comprenaient des escaliers roulants, ainsi que des ascenseurs pour les personnes à mobilité réduite et les parents avec une poussette. L’accessibilité universelle semble donc garantie dans les souterrains de Singapour.

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Sur chaque quai, on retrouve également des affiches indiquant non seulement les stations à venir, mais également la durée entre chaque arrêt. Une idée bien simple, mais pertinente pour aider les usagers à calculer le temps restant à leur trajet.

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Autre élément d’intérêt: des barrières anti-suicide. Dès que le train s’immobilise devant le quai, les portes s’ouvrent automatiquement, évitant ainsi de malheureux incidents pouvant ralentir le service (ex : suicides, objets échappés sur les rails, etc.). Les « erreurs » humaines susceptibles de provoquer des arrêts de service ont donc beaucoup moins d’impact annuellement sur l’ensemble du réseau.

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Bref, si ce n’était pas de la signalétique déficiente à l’extérieur du réseau souterrain, je donnerais pratiquement une note parfaite à la société gérant le système de transport, la SMRT.

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