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Les Émirats arabes unis ne cesseront visiblement jamais de nous surprendre sur le plan architectural. Que ce soit avec les plus hauts gratte-ciel du monde, des stations de métro sculpturales démesurées ou des centres de ski intérieurs, les richissimes investisseurs de ce « Walt Disney architectural »  semblent avoir constamment ce besoin viscéral de marquer notre imaginaire collectif. Pour le meilleur… et pour le pire.

Cette fois-ci, par contre, je dois avouer être impressionné par la firme new-yorkaise REX, qui vient tout juste de dévoiler une innovation plutôt originale dédiée à deux tours jumelles d’une entreprise médiatique du secteur: un mur de parasols rétractables.

Mesurant près de 15 mètres de diamètre, ces parasols peuvent être déployés en seulement quelques minutes, telle une fleur qui bourgeonne au printemps. Les façades vitrées au sud de ces immeubles deviennent ainsi rapidement protégées du soleil, permettant de contrôler l’entrée des rayons lumineux.

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Le but? Réduire significativement la consommation d’énergie des édifices dans une région du monde où l’air climatisée fonctionne pratiquement 365 jours par année.

De plus, le soir venu, les parasols peuvent même se transformer en écran géant pour diffuser, en temps réel, la programmation télévisuelle de l’entreprise.

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Impressionnant, non?

Cette mosaïque de parasols n’est pas sans rappeler le concept du moucharabieh qui, traditionnellement dans l’architecture arabe, servait à la ventilation passive d’un bâtiment, tout en filtrant l’entrée de lumière naturelle.

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Pour plus de détails sur cette technologie: rex-ny.com/work/mhq

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Dans le cadre des Journées du Patrimoine de Casablanca, l’artiste Miguel Chevalier a été invité à mettre en valeur artistiquement un lieu emblématique de la ville, soit l’ancienne église du Sacré Cœur.

Étant un pionnier de l’art numérique dans cette région du monde, l’artiste a conçu un « tapis magique » (certains parlent également d’un kaléidoscope géant) qui nous propose un voyage virtuel inspiré de l’univers de la biologie et des micro-organismes.

Et si l’on se fie à cette vidéo, les visiteurs semblent bien s’amuser en déambulant directement sur l’œuvre d’art numérique.

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À lire également | Une mascarade interactive pour la Nuit blanche

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Le succès fulgurant du High Line de New York semble avoir réveillé la classe politique à l’échelle internationale en voyant les retombées économiques que peut engendrer un projet urbain aussi audacieux.

Uniquement sur le plan touristique, la Grosse Pomme s’est offerte une incroyable campagne de publicité avec la conversion de ce vieux chemin de fer en parc urbain linéaire. Tous les magazines et blogues touristiques en ont parlé. De nombreux architectes et urbanistes ont étudié le projet. Les passants l’ont photographié des milliers de fois et en ont parlé sur les médias sociaux. Bref, le High Line est devenu une signature incontournable extrêmement lucrative pour la ville, tout comme Central Park ou Times Square.

Ce n’est donc pas surprenant de constater que plusieurs autres grandes métropoles du monde souhaitent reproduire ce succès inespéré en mettant en branle des chantiers similaires.

À Chicago, par exemple, l’aménagement du Bloomingdale Trail, un parc linéaire de 4,7 km également aménagé sur les rails d’un chemin de fer abandonné, est déjà en cours. Doté d’un budget de 53,7 M$, le projet devrait voir le jour [en principe] d’ici la fin de l’année.

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À Sydney, on vient tout juste de procéder à la première pelletée de terre d’un futur High Line australien qui s’étendra sur près d’un demi-kilomètre. L’initiative consiste à convertir, encore là, un corridor ferroviaire désaffecté en zones piétonnes et cyclables afin de relier diverses institutions muséales et universitaires. Difficile de douter du succès que remportera la ville avec un tel concept en voyant les images ci-dessous:

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À Washington, un organisme à but non lucratif vient de lancer une compétition internationale de design pour la conception d’un nouveau parc linéaire qui chevauchera une rivière du secteur. Le but: reconnecter deux quartiers de la ville par un nouveau « poumon vert ». Voici la vidéo de présentation:

 

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Bref, ça bouge ailleurs sur la planète avec de multiples projets structurants, mais surtout inspirants, pour redynamiser le tissu urbain.

Peut-on en espérer autant avec le recouvrement partiel de l’autoroute Ville-Marie? Je le souhaite sincèrement.

Si ce projet va de l’avant comme le souhaite Monsieur Coderre, on ne pourra se permettre de faire les choses à moitié. Recouvrir Ville-Marie avec une simple passerelle, du gazon et quelques fleurs ici et là serait complètement ridicule. Ce serait créer un autre éléphant blanc pour Montréal.

On devra donc être créatif (tout en restant responsable sur le plan budgétaire) afin de s’assurer d’engendrer des retombées économiques qui surpasseront largement la facture de ce recouvrement, comme le High Line de New York.

Et espérons également que ce début de recouvrement de l’A-720 ne soit qu’une première étape d’une série de deux, trois ou quatre chantiers. Le Palais des congrès doit être agrandi; Le Square Viger ne demande qu’à être revitalisé; Le site de Radio-Canada doit être repensé et mieux exploité.

Développons donc, pour une fois, une vision à long terme pour ce qui pourrait devenir une grande fierté montréalaise.

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Les abribus semblent inspirer plus que jamais les agences de publicité d’un peu partout sur la planète ces derniers mois.

Après l’excellente campagne de Duracell à Montréal et les abribus à gratter à Chicago, c’est au tour de Pepsi Max de surprendre les Londoniens avec un abribus numérique plutôt… ehmm… particulier.

Le concept derrière cette campagne, baptisée « unbelievable » (incroyable), a été de substituer un support publicitaire situé sur le côté d’un abribus par un écran géant. Celui-ci diffuse en temps réel ce qui se déroule sur la rue adjacente, donnant ainsi l’impression aux passants d’avoir affaire à une simple paroi vitrée.

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Mais imaginez la surprise (et la peur!) de certains usagers du transport en commun en apercevant par cette « fenêtre » un tigre s’approcher de leur abribus, ou encore, une météorite s’écraser sur le trottoir sous leurs yeux!

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Le résultat est franchement surprenant, et surtout, très ludique. Chapeau aux concepteurs publicitaires derrière cette idée géniale!

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Prenez donc quelques secondes de votre temps pour voir la réaction des passants dans l’abribus:

 

 

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À voir également | Un pro de Photoshop retouche les passants dans un arrêt de bus

 

 

 

A-t-on développé une phobie de la couleur à Montréal ces dernières années?

Je pose la question en lien avec un récent article du populaire site web The Coolist qui m’a beaucoup fait réfléchir sur notre rapport à l’architecture contemporaine et à l’utilisation de couleurs vives dans notre tissu urbain.

L’article en question, intitulé Cities of Color: 10 Vibrant, Colorful Cities of the World, nous présente 10 villes sur la planète où la couleur est omniprésente dans divers quartiers, allant des murs d’édifices jusqu’à leur toiture. En voici quelques exemples:

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Suite à la lecture de ce texte, je me suis mis à réfléchir à notre centre-ville, au nouveau Griffintown, à nos bibliothèques, à nos musées… pour finalement réaliser que la couleur reste bien souvent évacuée de notre architecture contemporaine. Du moins, des façades extérieures de la grande majorité de nos bâtiments sur l’île.

Prenons simplement en exemple ces édifices publics qui ont récemment fait leur apparition à Montréal:

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(1) Bibliothèque du Boisé (2) Planétarium Rio Tinto Alcan (3) Maison du développement durable (4) Bibliothèque Marc-Favreau (5) Maison-des-Marins (6) OSM

Fades, n’est-ce pas ?

Mais pourquoi cette chromophobie ? Est-ce une mode ? Une question de goût ? Une question de coût?

C’est tout de même dommage, surtout lorsqu’on tient compte du caractère hivernal de Montréal. Lorsque les feuilles vertes disparaissent du paysage et que le ciel bleu se fait discret durant la saison des grands froids, un peu de couleur ne ferait certainement pas de tort pour apporter un petit côté ludique à notre ville.

Par chance, les murales et les projections vidéo se multiplient ces dernières années pour compenser cette absence de vie, voire de folie, en ville…

Pendant ce temps, les exemples colorés contemporains se multiplient dans plusieurs villes du monde. Pourquoi ne pas s’en inspirer, chers architectes?

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Suis-je le seul à avoir été surpris d’apprendre vendredi dernier que le maire de Montréal, Denis Coderre, souhaitait aller de l’avant avec un projet de recouvrement partiel de l’autoroute Ville-Marie?

Était-ce inclus dans sa plateforme électorale ? Pas que je sache. Y réfléchissait-il depuis plusieurs mois? Si c’était le cas, il a évité de le crier haut et fort.

Et non seulement Monsieur Coderre désire assouvir ce vieux fantasme de politiciens et d’urbanistes, il prend également soin de confier le dossier à son principal adversaire politique, le chef de Projet Montréal Richard Bergeron !

« Si je confie ce mandat à M. Bergeron, explique Denis Coderre, ce n’est pas à titre de chef de l’Opposition officielle, mais plutôt comme conseiller de l’arrondissement de Ville-Marie, pour ses compétences approfondies en urbanisme, et parce que son amour de Montréal ne fait aucun doute. Avec la ténacité qu’on lui connaît, j’ai la conviction qu’il saura mener ce projet à bon port ».

Quelle classe tout de même.

En même temps, s’il y a bien un politicien montréalais qui croit plus que tout aux bénéfices potentiels du recouvrement de cette horrible cicatrice urbaine, c’est bien le chef de Projet Montréal. Il en a tout de même fait l’un de ses chevaux de bataille lors de la plus récente campagne électorale.

Il devra donc s’assurer de créer un véritable legs pour le 375e de la métropole, en retissant les liens entre le centre-ville et le Vieux-Montréal grâce à une nouvelle place publique autour de la station de métro Champs-de-Mars.

Monsieur Bergeron doit déjà avoir quelques idées en tête, mais comme c’est un dossier qui me tient également à cœur, j’ai tout de même pris soin de rassembler quelques projets internationaux inspirants pour contribuer à sa réflexion.

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Klyde Warren Park

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À Dallas, au Texas, un partenariat public-privé a permis la création du Klyde Warren Park, un vaste espace vert chevauchant une autoroute à huit voies très similaire à Ville-Marie.

Inauguré en 2012, ce projet de 122 M$ propose aux familles du secteur une série d’activités tout au long de l’année, de la présentation de concerts en plein air à des séances de yoga en groupe.

Les bénéfices de cette initiative n’ont pas tardé à se faire ressentir. En plus de réduire significativement la création d’îlots de chaleur, la demande pour les propriétés des quartiers avoisinants a considérablement augmenté au cours des derniers mois, tout comme la valeur foncière des édifices. Certains médias locaux parlent carrément de renaissance pour ce secteur de la ville, longtemps négligé par les autorités municipales.

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CityArchRiver

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Chapeauté par la firme d’architecture de paysage Michael Van Valkenburgh Associates, le CityArchRiver Project s’inscrit dans un vaste plan de revitalisation de St. Louis [au Missouri] qui comprend deux objectifs principaux : 

1-    Mettre en valeur les berges de la ville et le Gateway Arch;

2-    Créer un parc au-dessus de l’autoroute I-70 qui scinde actuellement la ville en deux.

Ce projet de 380 M$, dont 250 M$ provenant de dons privés, inclus également l’ajout de pistes cyclables, l’expansion d’un musée et l’aménagement d’une place publique pour des spectacles extérieurs.

Le CityArchRiver devrait voir le jour d’ici la fin de 2015.

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Madrid Rio

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Bien que l’ampleur de ce projet dépasse largement le recouvrement de notre autoroute Ville-Marie, le Madrid Rio est franchement inspirant.

Cette initiative pharaonique de 10 kilomètres a été initiée en 2004 afin d’enterrer l’autoroute M-30 qui traverse la ville de Madrid, en créant une gigantesque promenade urbaine linéaire.

On y retrouve des aires de jeu pour enfants, des circuits de remise en forme, des espaces de repos, des pistes cyclables et de nombreux jeux d’eau.

Comprenant plus de 25 000 arbres, le Madrid Rio agit comme un véritable poumon vert en purifiant l’air ambiant et en limitant la création d’îlots de chaleur.

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La Línea Verde

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Située dans la ville mexicaine de Aguascalientes, La Línea Verde est un bel exemple de mobilisation citoyenne qui avait pour but de se réapproprier des terrains pratiquement laissés à l’abandon dans un quartier résidentiel.

Le secteur était devenu un lieu de rencontre pour les gangs de rue et les trafiquants de drogue.

Étant de plus en plus inquiets pour leur sécurité, les citoyens se sont mobilisés pour exiger l’aménagement d’un projet qui contribuerait à redynamiser le secteur et le tissu social.

Résultat : un superbe parc linéaire éclairé à l’énergie solaire et alimenté en eau grâce à une centrale située à proximité. On y retrouve notamment des gyms extérieurs, des terrains de soccer, une piscine publique et plusieurs zones pour pratiquer le Zumba.

Le projet a été réalisé en plusieurs phases au coût de 41 M$ et plusieurs citoyens de l’endroit ont participé à son aménagement.

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Concours national d’idées / Design Montréal

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En terminant, n’oublions pas que la Ville de Montréal avait lancé, en novembre 2009, un concours national d’idées pour l’aménagement des abords de la station de métro Champ-de-Mars.

L’initiative visait à explorer et à illustrer diverses possibilités d’aménagement basées sur l’hypothèse du recouvrement de l’autoroute Ville-Marie et du déplacement éventuel des bretelles de sortie autoroutières.

Voici les 3 propositions lauréates dans la catégorie « Professionnel »:

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Les tempêtes de neige vous font grincer des dents? Vous souhaiteriez entrer en hibernation plutôt que de passer l’hiver au Québec? Rassurez-vous: vous n’êtes pas le seul à vouloir éviter la saison du pelletage et des engelures. Moi, le premier.

Mais comparativement à plusieurs villes sur la planète, nous devons avouer que nous sommes gâtés à Montréal en termes de programmation hivernale. De la Luminothérapie du Quartier des spectacles à l’Igloofest, les activités se multiplient d’année en année pour nous aider à soulager partiellement ce mal de l’hiver.

La Nuit blanche de Montréal en lumière en est un autre bon exemple, et j’avoue avoir bien hâte de tester la nouvelle animation urbaine qui sera dévoilée durant cet évènement annuel par les finissants du programme de médias interactifs de l’UQAM.

Leur intriguant projet, baptisé Coro, alliera projections architecturales, performances de rue, théâtre et mobilier interactif sur la Place Pasteur de l’UQAM, ainsi que sur le clocher de l’ancienne église Saint-Jacques.

Les noctambules seront alors plongés au cœur d’un triangle amoureux, inspiré de la commedia dell’arte, dont ils pourront influencer la trame narrative grâce à des structures interactives disposées sur la Place Pasteur.

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Voici d’ailleurs la « bande-annonce » de l’initiative:

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Pour ses concepteurs, Coro représente l’aboutissement de trois années d’études à l’UQAM. Ce sera donc le moment de tester leurs acquis et d’expérimenter directement sur le terrain avant de s’attaquer au marché du travail.

À noter que les étudiants ont également créé une chaîne YouTube où l’on peut suivre l’évolution de leur projet depuis novembre dernier : www.youtube.com/user/ProjetCoro

Site web officiel: www.projetcoro.com 

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Avec une facture estimée à plus de 53 milliards de dollars, la pression est forte sur la petite ville de Sotchi pour couronner de succès ses Jeux olympiques.

Jusqu’à maintenant, l’image de l’événement international n’est pas très très glorieuse avec le village olympique qui est toujours en chantier, les dégâts d’eau dans les chambres d’hôtel des journalistes, les urinoirs aucunement connectés à la plomberie de certains édifices et les tringles à rideaux qui décrochent des murs. Bref, ça sent l’improvisation et la construction à la va-vite.

Mais au-delà de ces erreurs de parcours et de la corruption sur les chantiers, on doit tout de même reconnaître quelques bons coups du Comité olympique russe, notamment en ce qui concerne les principaux édifices qui abriteront les compétitions au cours des prochains jours.

L’une des plus impressionnantes réalisations est certainement la toiture du Palais de glace Bolshoï, exploité par la Fédération Internationale de Hockey sur Glace (IIHF).

Cet aréna de 12 000 sièges est couvert de plus de 38 000 lumières DEL scintillant sur Sotchi dès la tombée de la nuit. Tel un caméléon, la toiture peut changer de couleur à tout moment, et peut même afficher des images comme les drapeaux des diverses nations prenant part aux Jeux. Le spectacle visuel est à couper le souffle.

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Et parlant de spectacle visuel, je ne pourrais passer sous silence celui du centre de patinage artistique surnommé Le Iceberg.

Son surnom provient évidemment de la forme de l’édifice, inspirée par les énormes blocs de glace qui ceinturent plusieurs régions de la Russie. Son design, signé GUP MNIIP mosproject-4, frappe l’imaginaire au premier coup d’oeil et deviendra probablement l’un des plus grands symboles des Jeux de Sotchi.

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Ce qui impressionne d’autant plus avec cet autre aréna de 12 000 sièges, c’est qu’il peut être complètement démantelé et transporté ailleurs en Russie où les besoins se font ressentir.

Une initiative futée pour assurer une seconde vie à ces installations olympiques… et une mince consolation pour les contribuables russes qui les ont probablement payées en double, voire en triple, avec tous les pots-de-vin qui semblent avoir marqué les chantiers de Sotchi.

D’ailleurs, pour en apprendre davantage sur ce côté sombre du village olympique, je vous conseille fortement cette excellente entrevue de Robert Frosi avec le reporter français Hervé Ghesquière :  Les Jeux à Sotchi… à quel prix?

 

À lire également | UN « MONT RUSHMORE » 2.0 POUR SOTCHI

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Moment Factory ne passera certainement pas inaperçu dans les rues de New York ces prochains jours avec son nouveau spectacle multimédia, conçu spécialement pour l’événement sportif annuel par excellence, le Super Bowl.

L’entreprise montréalaise a conçu une gigantesque projection, composée de séquences d’animation 2D et 3D, qui est déployée sur la façade du légendaire magasin Macy’s situé en plein cœur du centre-ville.

Diffusé entre 17h30 et 21h30, ce spectacle de 8 minutes rend hommage à l’histoire du football américain et aux légendes de la NFL. Plus de 150 joueurs étoiles y figurent, dont Barry Sanders, Jerry Rice, Brett Favre, Dick Buktus, Johnny Unitas et Jim Brown.

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La trame sonore, inspirée des influences hip-hop et rock de la Grosse Pomme, a également été conçue sur mesure pour l’occasion.

Quinze personnes et six mois de travail ont été nécessaires pour la conception et la réalisation de cette animation urbaine, qui sera présentée jusqu’au 1er février.

Pour vous donner une meilleure idée du résultat final, je vous invite à visionner cette petite vidéo issue de la page Facebook de la journaliste Marie-Joelle Parent:

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L’arrivée éminente des Jeux olympiques de Sotchi amènera son lot de campagnes publicitaires les plus créatives les unes que les autres. Mais honnêtement, ce sera difficile de battre le concept de MegaFon, l’une des plus importantes entreprises de télécommunication en Russie.

L’entreprise a fait appel aux services de l’architecte britannique Asif Khan pour créer une installation interactive qui mettrait en valeur les visiteurs qui déambuleront sur le site olympique.

Après plusieurs semaines de réflexion, Asif Khan est arrivé avec le concept suivant: créer un photomaton en 3D qui scannera le visage des passants, pour ensuite le reproduire en format géant (6 mètres par 8 mètres) sur le mur d’un édifice situé à proximité.

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Pour ce faire, l’architecte a collaboré avec l’entreprise multimédia iArt afin de concevoir, sur mesure, une technologie capable de réaliser cette prouesse publicitaire. iArt a ainsi mis sur pied un système composé de 10 000 épingles lumineuses qui peuvent reproduire plus de 170 000 visages, tous différents les uns des autres!

Pour mieux saisir le concept, voici une petite vidéo de 26 secondes démontrant le grand potentiel de cette technologie:

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L’installation artistique prendra place à l’entrée du parc olympique et abritera des salles d’expositions, un amphithéâtre et un lounge. 

Reste à voir maintenant si les visiteurs se reconnaîtront véritablement sur les murs de MegaFon…

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Connaissez-vous le streetpong?

Personnellement, j’ai appris l’existence de ce petit jeu urbain il y a à peine quelques semaines via les bulletins de déplacements alternatifs de CIBL.

Le concept est simple: amuser les piétons qui attendent patiemment la lumière verte pour traverser à une intersection.

Pour ce faire, un jeu vidéo très simple, rappelant le ping-pong, a été fixé à un lampadaire situé à proximité d’un passage piétonnier. Grâce à son index, le piéton peut contrôler une petite « raquette » pour tenter de battre son opposant situé de l’autre côté de la rue.

Le jeu ne dure qu’une soixantaine de secondes.

Simple. Efficace. Peu coûteux.

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Autre idée ludique…

Le designer belge, Kris Temmerman,  a récemment eu l’idée d’intégrer à la fenêtre de son bureau une console de jeu vidéo 8-bit pour divertir les gens de son quartier.

Fonctionnant avec deux joysticks installés sur le trottoir, le jeu consiste à combattre de petits extra-terrestres sur un écran installé à l’intérieur du quartier général du designer.

Le jeu est gratuit, et peut être expérimenté par n’importe quel passant sur la rue.

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Dernière initiative. Cette fois-ci à Moscou…

La firme de design urbain WOWHAUS a récemment métamorphosé les berges de la rivière Moskva en créant un long parc linéaire intergénérationnel.

Le concept de base est simple : le jeu.

Les designers ont ainsi dessiné des pistes cyclables vallonnées (utilisées durant l’hiver pour du ski de fond), des jeux d’eau et de lumière pour amuser les enfants, des bancs de parc aux formes très ludiques… Bref, difficile de s’ennuyer dans ce parc, comme vous pouvez le constater ici:

« Le jeu, c’est tout ce qu’on fait sans y être obligé »

Mark Twain, auteur et humoriste américain