Depuis maintenant plus d’une décennie, Google inspire non seulement diverses entreprises liées au développement de l’univers virtuel, mais stimule également de nombreuses firmes architecturales partout sur la planète. C’est le cas de Penson qui a récemment eu l’honneur de dessiner les nouveaux bureaux de l’entreprise californienne à Londres.

Étendant ses tentacules dans plus de 70 villes sur la planète, notamment à Montréal, Google n’a que deux règles au moment d’ouvrir un nouveau bureau: le design des locaux doit absolument refléter la créativité, voire l’avant-gardisme, de l’entreprise et chaque décor doit être unique en son genre. C’est pourquoi les architectes engagés par Google doivent indéniablement repousser les limites de leur créativité pour impressionner leur client. Les seules caractéristiques similaires retrouvées dans la plupart des adresses de l’entreprise sont la présence accrue de couleurs vives, des peintures murales reflétant la culture locale et des salles de divertissement accessibles en tout temps.

Les nouveaux locaux de Google à Londres ne font pas exception à ces règles. Prenant place au 8e étage d’un édifice situé au cœur du Covent Garden district, l’espace affiche un modernisme désarmant qui semble tout droit sorti d’un décor de film de science-fiction.

Suivez le guide !

On sent une grande fierté britannique dès son entrée dans le lobby principal avec une série de drapeaux imprimés directement sur le mur. Des sofas aux formes et aux motifs variés ont également été dispersés dans la plupart des espaces, évoquant davantage un lounge d’hôtel plutôt qu’un simple bureau éclairé au néon blanc.

Chaque pièce présente un décor très coloré avec diverses textures murales. Les architectes souhaitaient démontrer que la motivation des employés passe non seulement par de bonnes relations de travail, mais également par des lieux conviviaux et stimulants.

Que ce soit pour un contexte plus formel ou plus décontracté, les salles de réunion ont été conçues pour maximiser le confort des occupants et pour favoriser le travail d’équipe ainsi que les réunions impromptues.

Les employés ont également accès à un gymnase, un studio de danse et même un jardin extérieur où ils peuvent cultiver leurs propres légumes, tout en ayant une incroyable vue sur Londres. Un espace idéal pour tenir un 5à7.

Finalement, les architectes ont favorisé l’utilisation de matériaux et de meubles recyclés pour décorer l‘environnement de travail.

Dire qu’il y a à peine quelques années, Google se résumait à une chambre de résidence universitaire et à un garage.

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 Crédits photo: PENSON / Rex Features

Alors que la Commission scolaire de Montréal (CSDM) doit rebâtir certaines de ses écoles en raison de la présence de moisissures, serait-ce un moment opportun pour introduire davantage de couleurs stimulantes dans leurs locaux?

Bien que l’ensemble de la communauté scientifique maintienne des opinions divergentes sur l’impact des couleurs sur le cerveau humain, plusieurs recherches réalisées ces dernières années tendent à défendre la crédibilité de la thérapie des couleurs. Par exemple, le bleu, étant considéré comme une couleur « froide », aurait des impacts neurologiques significatifs pour réduire le stress et l’anxiété, tout comme le vert qui rappelle l’ambiance apaisante de la nature. À l’opposé, l’apparition de la couleur rouge dans une pièce irait jusqu’à faire augmenter la pression sanguine et les battements du cœur. Selon cette approche, le choix d’une couleur doit donc se faire judicieusement pour une salle en milieu hospitalier, carcéral et même scolaire.

Une charmante source d’inspiration pour la CSDM serait peut-être l’école maternelle Pajol de Paris. Conçu par la firme d’architecture Palatre et Leclere, ce projet architectural a permis une véritable cure de jouvence à un bâtiment scolaire construit dans les années 40. Le concept retenu pour cette revitalisation? La stimulation intellectuelle des occupants par la présence de couleurs vives. Des arcs-en-ciel géants ont ainsi fait leur apparition sur l’ensemble des murs et des planchers de l’institution générant un environnement ludique, à la limite surréaliste, pour les gamins. Tout a été repensé, du mobilier intérieur à la cour d’école, et ce, en conservant soigneusement les détails architecturaux d’origine.

Cette palette de couleurs engendrera-t-elle réellement des effets bénéfiques sur la motivation et le comportement des jeunes en classe? Plusieurs psychologues de la région sont pleinement convaincus des retombées positives d’une telle idée.

Chose certaine, avec une école maternelle aussi colorée et attrayante, même les enseignants doivent y retrouver leur cœur d’enfant.

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Transformer un banal stationnement de la Place des Arts de Montréal en un lieu branché et coloré; voilà le dernier défi relevé par les firmes Sid Lee Architecture et Ædifica.

Gravitant autour de la nouvelle salle de concert de l’Orchestre Symphonique de Montréal, ce Salon Urbain prend vie à travers différentes conférences, expositions ou 5 à 7. Son design fragmenté a été inspiré du contexte culturel avoisinant et constitue « un hymne à l’art évoquant une onde sonore matérialisée1».

Quant à l’omniprésence de la couleur rouge, le choix n’est pas anodin. Cette dernière, souvent associée aux arts de la scène et aux grands événements glamour, se lie intimement au concept du Quartier des spectacles qui utilise le rouge comme signature visuelle.

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Depuis l’ouverture du centre culturel Dar Al Maghrib, Montréal peut maintenant se vanter de posséder son « Petit Maroc ».  

Ce nouvel espace interculturel, situé à l’intersection des rues Berri et Viger, ouvre une véritable fenêtre sur la culture marocaine tout en favorisant un dialogue avec l’ensemble de la communauté québécoise. Conçu par la firme ACDF, le bâtiment présente une audacieuse fusion entre les plus pures traditions marocaines des riads et le modernisme architectural québécois.

Ce centre culturel est doté de salles multifonctionnelles, d’un centre de documentation, d’un espace d’exposition, de salles de classe et d’un salon typiquement marocain pour accueillir diverses formes de réunions.

À noter que selon les dernières statistiques de l’Ambassade du Royaume du Maroc au Canada, près de 100 000 Marocains résident actuellement au pays, dont 80 % au Québec.

Quelques faits notables sur la conception du bâtiment:

Les mosaïques de céramique:

Présentes sur tous les niveaux du centre culturel, les mosaïques de céramique ont été fabriquées directement à Casablanca par des artisans locaux, puis assemblées à Montréal par ces derniers. Les architectes du projet tenaient à assurer l’authenticité du décor afin de ne pas exhiber un mince pastiche de l’art marocain.

La présence de moucharabieh:

Fréquemment utilisé dans l’architecture des pays arabes, le concept du moucharabieh servait traditionnellement à la ventilation passive d’un bâtiment tout en filtrant l’entrée de lumière naturelle. Dans ce cas-ci, le grillage métallique perforé camouffle un bureau de l’institution et quelques éléments mécaniques.

Le salon typiquement marocain:

La splendeur et l’authenticité des détails de construction du salon marocain tranchent radicalement avec le design plus épuré du reste du bâtiment. Le chargé de projet, Louis-Philippe Frappier, s‘est rendu directement au Maroc pour dénicher l’inspiration nécessaire lors de la conception de l’édifice.

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