Le SOS du Quartier chinois: la suite

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Tel que mentionné cette semaine dans ma chronique du Journal Métro, notre mythique Quartier chinois de Montréal n’est malheureusement plus l’ombre de lui-même. Trous dans la chaussée, immeubles vétustes, itinérance croissante, éclairage inadéquat du domaine public… Les problèmes se multiplient sans cesse ces dernières années. L’absence d’une réelle stratégie économique pour relancer ce grand atout culturel de notre métropole se fait de plus en plus ressentir.

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Crédits Marc-André Carignan - Rue de la Gauchetière

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Personnellement, je partage à 100% la position de Jean Marc Venne, l’un des intervenants cités dans ma chronique. Le carcan folklorique du Quartier est dépassé. Il gagnerait à évoluer, sans pour autant renier son patrimoine culturel et son architecture.

Posons-nous la question suivante: qui va au Quartier chinois et pourquoi?

Qui? Le touriste et une infime partie des Montréalais.

Pourquoi? Son patrimoine (bien que limité) et sa gastronomie.

Pour le reste, nous avons très peu de raisons de s’y déplacer au quotidien. Il n’y a pratiquement pas de terrasses pour inciter les « happy hour », de places publiques animées pour les familles et de cafés pour étudier. La santé économique du secteur peut reposer en partie sur son cachet historique et touristique, certes, mais il ne faudrait pas négliger les Montréalais pour autant.

Pourquoi ne pas s’inspirer davantage du modèle économique du Vieux-Montréal? Étrangers et locaux se sentent les bienvenus à l’année, autant pour la programmation culturelle du site que son nightlife. On y retrouve un meilleur équilibre entre l’offre touristique, commerciale et résidentielle. Certains diront que le Vieux-Montréal aurait également besoin d’un petit lifting. Ce n’est pas faux. Mais il serait difficile de nier que leur modèle économique fonctionne actuellement drôlement mieux que celui du Quartier chinois.

Et pour ce qui est de la dimension architecturale, le secteur pourrait effectivement refléter davantage la Chine d’aujourd’hui avec ses valeurs et sa modernité. Pour mieux comprendre cette idée, voici quelques photos du quartier Houhai à Pékin. Certains aspects de ce site ultra-touristique pourraient facilement se transposer à Montréal, notamment son offre commerciale.

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3 thoughts on “Le SOS du Quartier chinois: la suite”

  1. Pingback: Artères commerciales : pour une vie de quartier diversifiée | C'est toi ma Ville

  2. Ouf. Je suis bien d’accord que le quartier chinois fait pitié mais je ne crois pas que se soit au « mâle blanc recherchant exotisme sans sortir de sa zone de confort » de déterminer le future de ce quartier.

    Beaucoup plus que les touristes et les infime montréalais la communauté Chinoise de Montréal y est présente et pas seulement pour y être divertie. Épicerie, pharmacie, YMCA, temple bouddhiste,.. Le tout adapté à la communauté chinoise de Montréal. Bien entendu ça n’attire pas les touristes mais le quartier est loin d’être mort.

    Le quartier chinois de Montréal, comme celui de Vancouver est réellement utilisé par les chinois et je ne crois pas que celui-ci devrait être transformé en parc d’attraction.

    • Bonjour à vous,

      Tout d’abord, merci d’avoir pris le temps de réagir à cet article. C’est très apprécié.

      Pour revenir sur vos commentaires, le point de vue que je propose sur ce blogue est évidemment personnel, mais est également partagé par de nombreux membres de la communauté chinoise de Montréal. Si vous prenez le temps de lire mon article du Journal Métro mentionné au début de cette publication, vous verrez que mes arguments sont appuyés par divers individus.

      Dans un second temps, diversifier l’économie du Quartier chinois ne passe pas nécessairement par un « parc d’attractions », comme vous dites, mais par un modèle économique plus varié qui surpasse le tourisme. Le Vieux-Montréal est un bon exemple. Très touristique, mais également « habité » par bien des Montréalais et banlieusards.

      Et pour ma part, je trouve très difficile de comparer le Quartier Chinois de notre métropole à ceux de Vancouver et de Toronto, car celui de Montréal est nettement plus petit et délaissé par les nouvelles générations asiatiques. De plus, la relève se fait toujours attendre à Montréal, ce qui n’est pas nécessairement le cas ailleurs au Canada. La communauté d’affaires est vieillissante. Il y a énormément de locaux vacants. Il faut un réel plan de relance économique.

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